Menu
Nouveau
Le baromètre Fevad-Médiamétrie du deuxième trimestre 2026 rebat les cartes de l'audience e-commerce en France. Nous décryptons ce que ces mouvements impliquent concrètement pour la structuration, la fiscalité et le pilotage financier des marques DTC et vendeurs marketplaces.

Le baromètre trimestriel de la Fevad et de Médiamétrie//NetRatings publié en septembre 2026 confirme une donnée structurante : 90,4 % des Français de 11 ans et plus consultent chaque mois au moins un site du Top 20 e-commerce, soit près de 53 millions d'internautes. Derrière cette stabilité de façade, les mouvements du deuxième trimestre 2026 sont significatifs : Temu perd 3,1 millions de visiteurs uniques mensuels (-12,7 %), Vinted entre dans le Top 5, Booking.com s'empare de la troisième place à la faveur de la saison touristique. Au-delà de la lecture marketing, ces évolutions ont des conséquences directes sur la structuration juridique, la fiscalité et le besoin en fonds de roulement des dirigeants d'e-commerce que nous accompagnons quotidiennement. Nous vous proposons une lecture stratégique de ces chiffres, adossée aux problématiques comptables et fiscales qu'ils soulèvent.
Amazon reste incontestablement leader avec 41,2 millions de visiteurs uniques mensuels, soit 70,2 % de la population française mesurée, devant Leboncoin (32,1 millions). La marketplace gagne encore près de 500 000 visiteurs sur le trimestre et attire en moyenne 10,5 millions de visiteurs uniques par jour. Pour les vendeurs tiers, ce chiffre confirme qu'Amazon demeure un canal d'acquisition incontournable, mais aussi un canal dont la dépendance stratégique doit être pilotée avec rigueur.
Le message que nous adressons régulièrement à nos clients marchands est simple : plus la part de chiffre d'affaires réalisée via une plateforme unique augmente, plus la valorisation de l'entreprise se fragilise en cas de cession. Un e-commerçant réalisant 80 % de son CA sur Amazon obtiendra un multiple d'EBITDA nettement inférieur à celui d'une marque DTC diversifiée sur Shopify, marketplaces secondaires (Cdiscount, Fnac, ManoMano) et social commerce. Nos experts-comptables intègrent cet indicateur dans les reportings de pilotage qu'ils construisent avec les dirigeants.
Temu passe de 24,4 millions à 21,3 millions de visiteurs uniques mensuels entre le T1 et le T2 2026, et recule également de 5,2 % sur un an. Il conserve néanmoins 5,4 millions de visiteurs quotidiens, contre 4 millions un an plus tôt : la plateforme touche moins d'internautes, mais fidélise davantage les utilisateurs conservés. Shein et AliExpress voient elles aussi leur audience mensuelle s'éroder.
Pour les dirigeants de marques françaises DTC et les vendeurs marketplaces, ce reflux ouvre une fenêtre stratégique. La pression concurrentielle sur le prix moyen constatée depuis 2023 pourrait légèrement se desserrer sur certains univers (mode, accessoires, décoration, petit équipement). Nous observons chez nos clients marchands que cette respiration doit être arbitrée avec méthode :
Avec 20,1 millions de visiteurs uniques mensuels, Vinted gagne une place et intègre le Top 5. Pour les dirigeants qui envisagent d'ouvrir un canal seconde main (marques de mode, éditeurs de produits durables, reconditionneurs), cette maturité d'audience valide une hypothèse commerciale. Elle impose cependant un cadrage comptable et fiscal spécifique.
La revente de biens d'occasion acquis auprès de particuliers relève du régime de la marge (articles 297 A et suivants du CGI). La TVA est calculée sur la différence entre le prix de vente et le prix d'achat, ce qui suppose une tenue de registres achats/ventes irréprochable, régulièrement contrôlée par l'administration. Le passage au reconditionné ou au « re-commerce » nécessite un paramétrage dédié de l'outil comptable (Pennylane, Sellsy, Indy) et une segmentation claire dans le plan de comptes.
Depuis 2023, les plateformes numériques transmettent à l'administration fiscale française les données de leurs vendeurs professionnels et particuliers dépassant certains seuils. Un dirigeant qui teste un nouveau canal via Vinted, Leboncoin ou une marketplace secondaire doit intégrer cette donnée : les incohérences entre chiffres déclarés et flux plateformes constituent l'un des signaux d'alerte qui peuvent déclencher une vérification fiscale, notamment dans les secteurs à forte proportion de ventes fractionnées.
Booking.com gagne 2,3 millions de visiteurs (+11,6 %) et Airbnb près de 1,6 million, sous l'effet mécanique du calendrier printanier (ponts, préparatifs des vacances d'été). Ce phénomène de saisonnalité, évident dans l'hôtellerie et le tourisme, s'applique aussi à la plupart des univers e-commerce : mode saisonnière, jouets, jardin, sport, décoration, cosmétique.
Nous constatons que les dirigeants sous-estiment souvent l'impact de cette saisonnalité sur leur besoin en fonds de roulement. Un e-commerçant qui réalise 40 % de son chiffre d'affaires annuel au quatrième trimestre doit financer ses achats de stocks entre juillet et septembre, avec des délais fournisseurs souvent inférieurs aux délais d'encaissement marketplace (Amazon règle sous 14 jours, mais certaines marketplaces B2B ou plateformes internationales atteignent 45 à 60 jours). Notre équipe accompagne les dirigeants dans la mise en place de solutions adaptées :
La lecture croisée du Top 20 fait apparaître une réalité que nous rencontrons systématiquement en mission : les marques qui performent durablement combinent plusieurs canaux (site propre, marketplaces généralistes, marketplaces spécialisées, TikTok Shop, Instagram Shopping, retail physique). Cette pluralité pose des questions structurantes.
Lorsque l'activité se diversifie (par exemple : une SAS opère la marque DTC en France, une seconde structure gère l'export ou une marque secondaire), la constitution d'une holding en régime mère-fille, voire d'une intégration fiscale lorsque le seuil de détention de 95 % est atteint, devient pertinente. Elle permet de remonter les dividendes des filiales avec un frottement fiscal limité (quote-part de frais et charges de 5 %) et de compenser les résultats bénéficiaires et déficitaires du groupe.
Les dirigeants qui ouvrent un canal international via une marketplace ou leur site propre franchissent souvent, sans en avoir pleinement conscience, le seuil des 10 000 € de ventes à distance intracommunautaires qui rend obligatoire l'inscription au guichet OSS. Pour les envois en provenance de pays tiers d'une valeur inférieure à 150 €, le régime IOSS s'applique. Le paramétrage TVA de l'outil de gestion (Shopify, PrestaShop) et l'articulation avec Pennylane ou tout autre logiciel de tenue doivent être audités trimestriellement pour éviter les rappels lors d'un avis de vérification de comptabilité.
Le baromètre Fevad mesure la fréquentation, non le chiffre d'affaires. Cette distinction, rappelée par la Fevad, est essentielle. Nombre de dirigeants nous consultent avec des tableaux de bord saturés d'indicateurs de trafic (sessions, visiteurs uniques, taux de rebond) et pauvres en KPI économiques réellement pilotables. Notre approche de Business Partner repose sur trois familles d'indicateurs que nous intégrons systématiquement dans les reportings :
Le retour de ManoMano dans le Top 20 après deux ans d'absence illustre la vitalité des marketplaces verticales. Pour un dirigeant e-commerce dont l'offre est cohérente avec un univers (bricolage, jardin, sport, puériculture, animalerie, matériel professionnel), l'ouverture d'un canal marketplace spécialisée génère souvent un ROI supérieur à un investissement d'audience équivalent sur Amazon, à condition que la comptabilité marketplace soit correctement automatisée.
Le rapprochement comptable marketplace-banque reste l'un des chantiers les plus chronophages et sources d'erreurs dans les cabinets non spécialisés. Nous industrialisons ce traitement via des connecteurs Pennylane et des règles de lettrage adaptées à chaque plateforme, afin que les commissions, frais de gestion, prélèvements publicitaires et remboursements clients soient correctement affectés en comptabilité et dans le calcul de la marge nette par canal.
Les mouvements d'audience du T2 2026 confirment que les modèles e-commerce français gagnants sur les trois prochaines années seront ceux qui combinent diversification des canaux, discipline sur la marge et rigueur sur le pilotage du BFR. La donnée d'audience n'a d'intérêt stratégique qu'à la condition d'être croisée avec la marge par canal, la rotation des stocks et la trésorerie prévisionnelle. C'est le socle de nos missions d'accompagnement.
Chaque nouveau canal ouvert par un e-commerçant modifie son empreinte fiscale et sociale. Un vendeur qui bascule une partie de son activité vers le social commerce (TikTok Shop, Instagram Shopping, vente live) doit anticiper :
Notre cabinet accompagne les dirigeants de TPE et PME e-commerce françaises réalisant entre 100 K€ et 5 M€ de chiffre d'affaires sur l'ensemble de leur cycle : structuration juridique (SAS opérationnelle, holding, intégration fiscale), paramétrage TVA OSS/IOSS, automatisation du rapprochement marketplace, valorisation des stocks, financement du BFR, préparation à une cession ou à une levée de fonds. Nos équipes maîtrisent les environnements Shopify, PrestaShop, WooCommerce, Amazon Seller, Cdiscount Pro, Fnac Marketplace, ManoMano, TikTok Shop, ainsi que les outils comptables spécialisés (Pennylane, Sellsy, Indy). L'expertise sectorielle e-commerce est aujourd'hui indissociable d'un accompagnement de qualité : les problématiques de TVA cross-border, de comptabilité marketplace et de valorisation de stocks ne s'improvisent pas.
Pour évaluer votre positionnement stratégique à la lumière des évolutions du marché et sécuriser votre structuration, nous vous invitons à prendre rendez-vous avec nos experts-comptables spécialisés e-commerce afin de construire un plan d'action personnalisé.
Cet article présente un cadre général à jour à la date de publication ; chaque situation requiert une analyse personnalisée par nos experts.
Information à caractère général, non constitutive d'un conseil personnalisé.